27.01.2007

Les fruits sauvages autour de Senlisse (6)

 
Bonjour,
 
Je reviens aujourd'hui avec un fruit sauvage bien connu de tous... et aussi des écureuils, des oiseaux, des chevreuils. Il s'agit bien entendu de la noisette.
 
Le noisetier (ou coudrier) est un arbuste à nombreuses branches dressées, partant du sol, de 3 à 5 m de haut. Le bois de ces branches me servait autrefois, dans mon jeune temps...et grâce à sa grande flexibilité, à fabriquer des arcs. Les tiges jeunes servaient à faire les flèches. Les branches fourchues étaient utilisées aussi, mais par les sourciers, pour détecter la présence de l'eau souterraine (réussite non garantie, mais très pratique parfois pour savoir où creuser un puits).
 
Il pousse dans les haies, le long des chemins, en taillis dans les sous-bois clairs et est souvent planté dans les jardins. Voici l'un de mes noisetiers, dans mon jardin de Senlisse (photo prise vers le 15 janvier)
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Les feuilles de cet arbuste sont caduques, simples, alternes, ovales mais irrégulières, grossièrement dentées, vert foncé, plus claires dessous.
 
Les fleurs unisexuées, mais sur le même arbres, sont très remarquables et si tout le monde (ou presque) connait les fleurs mâles (les chatons), rares sont ceux qui ont eu la curiosité de rechercher les fleurs femelles, qui sont beaucoup plus petites et beaucoup moins visibles.
 
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Les fleurs femelles siont enfermées dans un bourgeon d'où émerge une touffe de styles rouge carminé, filiformes et pointus. Quant aux fleurs mâles, les chatons, ils sont formés au cours de l'été et sépanouissent en général en mars/avril mais tout dépend du réchauffement de la nature. Cette année, il y avait beaucoup d'avance avec le temps doux de janvier.
Les chatons libèrent à maturité une grande quantité de pollen (attention aux allergies !) et cela bien souvent avant que les styles  des fleurs femelles aient émergé de leurs bourgeons. Pour être plus sûr d'avoir des noisettes à l'automne, il est donc plus prudent d'avoir plusieurs noisetiers dans son jardin, pour que la pollinisation se fasse normalement.
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Que dire d'autre ? Bien entendu, les noisettes sont comestibles nature, fraiches ou séchés, grillées ou salées, en apéritif, en confiserie, en patisserie, en glace, en liqueur... Je vous recommande tout particulièrement l'huile, pour faire une bonne vinaigrette (à mélanger avec de l'huile ordinaire dans la proportion d'un tiers).
 
Ce fruit, qui est très connu, ne peut être confondu avec aucun autre.
 
Encore quelques mots pour dire que le noisetier occupe une place à part dans l'imaginaire humain de par son utilisation par les sourciers et les chercheurs d'or. Cette tradition serait rattachée à la symbolique de fertilité qui lui était attribuée (à cause de l'abondance des noisettes qu'il produit). Par un étrange effet d'attraction des semblables, il attirerait à lui deux autres symboles de fertilité, soit l'eau de source et les métaux ayant maturé dans le ventre de la terre. En Normandie, pour qu'une vache donne du lait, on la frappait trois fois avec une baguette de coudrier...
 
Dans les traditions, on retiendra aussi que l'expression "casser des noisettes" en est venue à désigner l'élan amoureux et que c'est de cette tradition que ce serait inspiré Tchaîkovski pour créer son célèbre ballet. C'est ce qui se dit... mais je ne garantis rien.
 
A bientôt. Si vous avez des noisetiers dans votre jardin, et que vous habitez la campagne, vous aurez certainement la grande joie d'avoir la viste d'un ou plusieurs écureuils. Spectacle magnifique !
 
 
                

20.01.2007

La même ... ou presque (par temps de brouillard)

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18.01.2007

Dans la série photos : l'un des "châteaux" de Senlisse

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J'aime beaucoup ce chemin près de la ferme équestre de Malvoisine, avec le vieux château d'eau, l'arbre et la barrière. Ce matin là (décembre 2006), il faisait froid et la forêt était recouverte de givre... 

13.01.2007

Les fruits sauvages autour de Senlisse (5)

Bonjour,

Je reprends et poursuis mes notes sur les fruits sauvages que je découvre parfois lors de mes balades à pied. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler du fragon, ou buis piquant, ou houx frelon, ou myrte épineux, ou petit houx.

Le fragon est avec le houx et le gui, la plante traditionnelle que l'on trouve chez les fleuristes à la période des fêtes, en fin d'année. Si le houx et le gui conservent en général leur parure naturelle, bien souvent le fragon prend un habit de fêtes blanc, or, ou encore argent.

En vérité, celui qui est sur la photographie provient de mon jardin. Un pied a été rapporté, il y a plusieurs années, d'une semaine de vacances en France, mais je ne me souviens plus du tout de quelle région c'était.

Il a été coupé plusieurs fois et a toujours repoussé. Il porte cette année, et depuis plusieurs mois, un unique fruit, rouge vermillon, accolé aux feuilles, d'environ 10 mm de diamètre. La chair est jaunâtre et contient une ou deux graines. En fait, il peut y avoir des fruits toute l'année, c'est en fonction de l'époque de floraison.

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La plante est dioïque (qui a les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds séparés). C'est un petit arbrisseau buissonnant pouvant atteindre 0,40 à 0,80 m. Les tiges sont raides et ramifiées dans la partie haute. Elle pousse en général dans les bois secs et clairs, dans les terrains rocheux.

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Les feuilles sont de couleur vert foncé et lustré (dessus comme dessous, persistantes, simples, alternées, nombreuses, coriaces, se terminant par une pointe piquante.

Les fleurs apparaissent en général en mars/avril (mais cela dépend beaucoup des régions et du climat). Elles sont unisexuées, verdâtres, très petites (environ 5 mm de diamètre).

Le fruit est toxique.

Voila, c'est fini pour aujourd'hui. A bientôt et bon W.E.

 

 

 

 

 

07.01.2007

François Berléand, "Le fils de l'homme invisible"

 
Bonjour, 
 
J'ai toujours aimé lire, et paradoxalement je lis moins maintenant alors que j'ai beaucoup plus de temps libre qu'auparavant. Ou plus exactement, depuis quelques années, j'ai de plus en plus de mal à finir les livres et aller au bout. Sans doute est-ce ma faute, mais peut-être aussi que les livres qui paraîssent ne méritent pas tous de voir le jour. Il en sort tellement ! Le livre est devenu  un pur produit de consommation.
 
Bon ! Ce n'est pas de cela que j'avais envie de vous parler aujourd'hui mais d'un roman livre que j'ai lu de la première à la dernière page : "Le fils de l'homme invisible" de François Berléand. 
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Vous connaissez certainement cet acteur. Il a tourné avec talent dans de nombreux films, souvent des petits ou seconds rôles (César du meilleur second rôle). Il a joué le directeur du pensionnat dans "Les choristes" qui est sorti, si je me souviens bien, en 2004. Il sourit rarement, et il a "un air" quelquefois sarcastique.
 
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C'est un premier livre et le fait qu'il soit comédien, donc peut-être un peu narcissique, me prédisposait à une certaine méfiance Je reconnais que cet a priori était absurde et ne le ferai plus. Juré !
 
C'est donc l'histoire de François Berléand enfant. Un beau jour (ou plutôt un mauvai jour !), son père qui avait  probablement abusé de la vodka, lui déclatre : "De toute façon, toi, tu es le fils de l'homme invisible". A 11 ans, ça marque tellement François qu'il va désormais vivre dans un monde à lui, un monde un peu fou, cherchant désespérément la preuve de son invisibilité dans divers expériences plus cocasses, tendres, drôles et dramatiques les unes que les autres. C'est ainsi qu'il fait des grimaces aux passants, pour vérifier que personne ne le voit et qu'il se met tout nu, un jour, en pleine classe... ou devant une petit fille.
 
La deuxième partie du livre est différente, et plus dramatique. Non seulement il serait invisible mais aussi ... mongolien. Et désormais, cet adolescent est enfermé dans une grande solitude, une souffrance et un monde irréel, celui qu'il a dans sa tête. Il est alors mentalement en danger, fait la découverte d'un  psy... mais je ne vous dévoilerai pas la fin.
 
J'ai aimé ce livre pour plein de raisons mais avant tout parce qu'il est écrit au présent dans la première partie, que l'écriture est simple, sans emphase ni prétention, avec des phrases courtes, presque comme si c'était l'enfant de 11 ans qui parlait.
 
J'ai aimé ce livre parce qu'il mêle la tendresse et la douleur de l'enfance. C'est à la fois drôle et triste, touchant et pas du tout intello comme je le craignais... 
 
J'ai aimé ce livre parce que l'idée est extraordinaire et j'aurais été encore plus admiratif si l'auteur avait inventé une telle histoire. Mais il paraît que c'est vrai à 98 %.
 
J'espère et ne doute pas qu'un film sera tiré de ce livre. Bien entendu, j'irai le voir, et comme d'habitude, je serai sans doute déçu... sauf peut-être si c'est François Berléand qui réalise (et encore !).
 
Quel rapport avec Senlisse ? Je sais, il n'y en a aucun. C'était juste pour le plaisir ! 
 
A bientôt. Si vous voulez lire un petit passage de ce livre avant de l'acheter, allez donc sur ce site.
 
Et si vous voulez que nous en parlions ensemble, n'hésitez pas... j'adore parler de ce que j'aime !
 
 

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