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27.02.2007
... du matin, chagrin.

02:34 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Photo, Saint Forget, chapelle
21.02.2007
Fleurs ... et savoir-vivre
Bonjour,
Le langage des fleurs, riche de subtilités, délicat et ludique, apparut en Allemagne au 18ème siècle, se développa vers 1870 et gagna ensuite toute l'Europe. Il était réservé aux initiés et puisait ses racines dans les traditions anciennes qui toujours associèrent les fleurs aux émotions humaines. Au Moyen-âge, la dame indiquait au chevalier courtois qu'elle prêtait attention à son hommage en portant une couronne de marguerites blanches. Si elle répondait favorablement, c'était une couronne de roses.
Je reconnais que tout cela est un peu dépassé et désuet alors que certains chevaliers d'aujourd'hui "kifent leur meuf" bien autrement ...
Et en plus, ce langage floral est difficilement utilisable car certaines fleurs ont bien souvent plusieurs significations. Pourtant, il existe encore un code et des règles de savoir-vivre. Ainsi, l'usage veut qu'on n'offre pas de roses rouges à une jeune fille, ni de roses jaunes à une femme mariée, ni d'oeillets à un artiste. Les chrysanthèmes (ou fleurs des veuves) sont encore chargées d'une assez forte connotation funéraire et pourtant la fleur est variée et très belle.
Petit à petit, ce code très strict a beaucoup évolué avec les années. Pour une naissance, la jeune maman recevait des fleurs délicatement colorées et peu odorantes.Pour le baptême, c'était des fleurs blanches, la première communion des fleurs virginales (marguerite, lilas, rose, jacinthe...). Lors des fiancailles, le jeune homme offrait un bouquet blanc à sa dulcinée. Le marié offrait à son épousée une composition en harmonie avec sa toilette. Mais oui ! Les fleurs blanches étaient de règle pour les mariages tant à l'église que pour la décoration de la table du repas de noces.
Quant aux anniversaires de mariages (ça me concerne...) :
pour les noces d'argent, pensées, violettes et roses thé auréolées d'épis d'argent,
pour les noces d'or, des fleurs jaunes ou orangées agrémentées d'épis d'or,
et pour les noces de diamant, des roses rouges et des pensées accompagnées d'épis en cristal*.
L'usage veut qu'on respecte un nombre impair lorsqu'on offre moins de dix roses. Pour remercier : 12 roses. Pour être galant : 24 roses. Pour avouer son amour : 36 roses ... et plus sans doute, selon l'intensité.
Vous savez maintenant ce qui vous reste à faire, Messieurs ! Au fait, pourquoi les hommes seraient-ils le seuls à offrir des fleurs ?
A bientôt.
* Les plantes et leur symbole de Anne Dumas . Les carnets nature. Editions du chêne.
03:56 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Photo, fleurs, savoir-vivre
17.02.2007
Des tombes peu communes... à Maincourt sur Yvette

04:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Photos, Senlisse, carrière des Maréchaux.
10.02.2007
Fumeur de Gitanes...
Bonjour,
Et oui, j'étais un fumeur de Gitanes ! Pendant ...de nombreuses années, j'ai fumé et c'est seulement il y a un peu plus de 6 ans que j'ai mis fin à cette triste habitude après avoir essayé plusieurs fois de m'arrêter. Je n'éprouve aucune fierté, mais seulement un immense soulagement.
Alors qu'en France, il est désormais interdit de fumer dans les lieux publics depuis le 1er février 2007 (quel battage à la télé !!!!), je voudrais bien modestement donner mon avis, et faire profiter (peut-être !) de mon expérience celles et ceux qui voudraient ARRETER. Retrouver les odeurs et surtout le souffle, c'est beaucoup ! Ne plus avoir ses vêtements, sa voiture, sa maison qui puent, c'est fantastique. Ne plus gêner les autres et ne plus imposer à ses proches cette odeur âcre et persistante, c'est énorme. Enfin, se dire qu'on est capable de le faire, ce n'est pas rien et c'est tout de même une grande satisfaction personnelle.
Je me souviens avoir essayé plusieurs fois de réduire ma "consommation". Une cigarette en moins chaque jour... mais arrivé à 6 ou 7, c'est terriblement difficile de réduire encore.
J'ai essayé aussi l'auriculothérapie. Ca coûte cher et ça n'enlève pas l'envie de fumer. Je me souviens, après 24 heures sans ma drogue, je ne pensais plus "qu'à ça", incapable de travailler, de faire quoi que ce soit... l'idée fixe.
Au fil de mes expériences malheureuses, j'en suis arrivé aux conclusions suivantes : il n'existe pas une méthode unique et miraculeuse qui marcherait à tous les coups pour arrêter car les motivations du fumeur sont diverses - il faut être véritablement motivé et sans doute avoir déja effectué plusieurs tentatives - il faut savoir que si l'on refume une seule cigarette, cest fichu - enfin, il faut choisir le moment de s'arrêter avec attention et discernement.
Voila, maintenant, je vais vous dire comment j'ai arrêté de fumer, avec un petit peu de volonté mais finalement, sans grande difficulté.
Je devais entrer en clinique le jeudi soir vers 17 heures pour une intervention chirurgicale le lendemain matin. Rien de bien grave ni de très important mais cela nécessitait tout de même une anesthésie générale (une première pour moi !). En principe, je devais rester hospitalisé pendant trois ou quatre jours.
Dans ma tête, j'avais décidé de profiter de cette hospitalisation pour essayer de m'arrêter de fumer. J'avais cependant emporté un paquet de Gitanes (ou deux, je ne sais plus) pour le cas où... je renoncerais au dernier moment. On ne sait jamais !
Après le dîner léger qui me fût apporté, j'eu la visite d'un anesthésiste qui me précisa que je devais impérativement ni boire, ni manger, ni fumer après 22 heures si je voulais que tout se passe bien le lendemain matin. Je le voulais...et à 21 heures 45, je me retrouvais donc (avec quelques autres intoxiqués) dans l'escalier de secours de la clinique, à griller ma dernière cigarette (peut-être celle du condamné, si l'opération se passait mal).
Je me souviens encore maintenant qu'il règnait dans cet escalier une odeur abominable de tabac froid et de médicament, et que je n'ai même pas fumé ma clope jusqu'au bout, alors qu'en principe, c'était tout de même la dernière.
Le lendemain, après l'opération, j'étais un peu "vaseux" et l'esprit plutôt occupé par une douleur persistante à un endroit bien précis de ma personne. Je ne crois pas avoir pensé un seul instant à mes chères Gitanes, heureux avant tout d'avoir survécu et d'être débarassé d'une corvée peu agréable.
Le deuxième jour, j'avais vraiment retrouvé toute ma lucidité et si j'ai pensé une ou deux fois à mes chères Gitanes, jamais l'envie d'en "griller une" ne m'est venue. En plus, il aurait fallu aller jusqu'à l'escalier de secours, ce qui était tout à fait impossible dans mon état.
Le troisième jour, j'étais en pleine forme, je faisais quelques pas dans le couloir et la douleur était modérée (sauf lorsque je riais, mais les occasions de rire n'étaient pas très nombreuses...). Bien entendu, j'aurais bien fumé une petite cigarette... mais j'étais tellement heureux que cette opération fût derrière moi que je ne pensais pas trop à tout le reste. J'étais optimiste et heureux.
Le quatrième jour, j'étais très impatient de sortir et de rentrer chez moi. J'avais l'imptression d'être dopé et euphorique. Cela faisait un peu plus de trois jours que je n'avais pas fumé, et je tenais le coup. La vie était belle.
Arrivé à la maison et les jours suivants, ce fût bien entendu plus difficile mais je le savais et j'avais essayé de m'y préparer mentalement à l'avance. Chaque matin et de nombreuses fois dans la journée, je me disais et me répétais : tu as réussi à tenir X jours, c'est le plus dur, le plus difficile est fait, tu en ais capable... et ce serait couillon de retomber maintenant. Allez, encore un jour !
Et jour après jour, tout tranquillement, cette terrible envie de fumer m'a quitté. Ce fut un peu long, parfois avec des crises... mais aujourd'hui, je suis bien et en plus, je ne regrette pas du tout le temps où je fumais, bien au contraire.
Oui, je sais ce que vous allez me dire. Se faire opérer pour ne plus fumer, c'est tout de même cher payer... Je le reconnais, d'autant plus qu'il y a aussi les maladies nosocomiales ... Mais si l'occasion se présente, sachez profiter de l'occasion. Enfin, c'est vous qui voyez !
Plus sérieusement, je ne comprends pas pourquoi il n'existe pas dans chaque clinique ou hôpital un service, ou plus simplement une personne qui serait là pour prendre contact avec les patients fumeurs, leur proposer d'arrêter de fumer, les aider, les suivre tout au long de leur hospitalisation et les mettre éventuellement en contact avec une association à leur sortie.
Cette idée est simple à mettre en oeuvre et, de mon point de vue, très efficace. Alors pourquoi cela n'existe-t-il pas en France ? Encore un mystère... Et pourtant, ça existe dans d'autres pays et en plus, ça marche !!!!
Ministre de la santé ? Oui, ça ne me déplairait pas et puis, j'ai quelques idées :-))) Je plaisante, bien entendu, mais je signale tout de même qu'il n'y a toujours pas de véritable garde médicale à Senlisse et sa région et qu'il n'y en aura sans doute jamais plus, comme dans beaucoup de régions de France. Tout le monde semble se faire à cette idée. Pas moi, et j'y reviendrai une prochaine fois !
A bientôt.
03:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Tabac, santé


