« En passant par Senlisse (5) | Page d'accueil | Beauté de la nature »
23.02.2008
Retouche... ou reinterprétation ?
Bonjour,
Voici une photo "travaillée", comme disent certains, avec la technique des calques. J'ai encore plein de choses à apprendre... mais le principal n'est-il pas de s'amuser et en final, de se faire plaisir !!!

Faut-il retoucher les photos ou bien les présenter dans leur vérité ? La plupart des appareils photographiques actuels permettent déja de régler la balance des blancs, la saturation, le contraste... et donc de faire des choix.
Faut-il privilégier la photo prise sur le vif (parfois volée...), l'émotion, l'humour ? Faut-il la penser, la construire, la traiter, la reinterpréter ?
Que de questions...
A bientôt.
10:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Photos, filtres, calques, retouches


Commentaires
Je pense que l'un n'empêche pas l'autre. Pour ma part j'ai toujours préféré le naturel mais aujourd'hui je tends à penser qu'il n'y a rien à privilégier (la visite de sites photos m'y a encouragée.) Photos naturelles et "retravaillées" peuvent se compléter. Les techniques actuelles permettent d'être créatifs autrement. On peut transformer ses photos en tableaux, donner une autre atmosphère, tout est dans la façon de le faire. J'aime beaucoup cette photo. Je ne connais pas la technique des calques, mais je trouve que c'est réussi.
Ecrit par : MAP | 23.02.2008
Bravo pour ta photo!
La spontanéité n'a rien à voir avec l'amélioration d'une image. Ce qui est "spontané" c'est toi, pas l'appareil!
C'est quoi une photo "naturelle"? Une photo bio? Qui pousserait toute seule?
La photo comme tout art n'est surtout pas "naturelle"!
La photo qui sort "brute" de ton appareil a déjà comme tu le dis, subi le traitement du processeur de l'appareil. Naturelle dans ce cas signifierait que ce que fait l'automate est supérieur à l'intention de l'artiste...
voici un résumé concernant l'opposition "Art et nature"
(http://fr.wikibooks.org/wiki/Philosophie/Art)
"L’art s’oppose à la nature comme l’élaboré s’oppose au donné. L’objet naturel est produit par une cause naturelle. Celle-ci peut être physique et/ou chimique, biologique ; l’objet élaboré est donc différent de l’instinct.
Caractère de l’instinct :
il est inné, transmis biologiquement ;
il est inconscient, comme un automatisme.
L’instinct est donc une force innée et inconsciente, qui détermine les mouvements de l’animal. Cette force amène l’animal à répéter les mêmes gestes, répétitions qui s’oppose à l’art. Cette répétition ne fait apparaître aucun progrès. L’instinct est sûr : une araignée ne rate jamais sa toile. L’instinct met en œuvre une causalité nécessaire, mécanique, un enchaînement de causes et d’effets : le déterminisme. Toutes les actions animales sont déterminées, s’opposant ainsi à la liberté de l'artiste (prévisibilité, absence de liberté).
L’objet de l’art doit donc être produit par un être conscient (différent d’instinct), intelligent et libre.
L’homme se représente l’objet de l’art avant de la produire. Il n’y a pas d’art sans cette faculté d’anticipation. L’objet existe d’abord dans la conscience, sous forme idéale (conscience de l’artisan par exemple). Ces formes idéales déclenchent une action volontaire. La causalité est finale (différente de mécanique, d’instinctive). Il s’agit de trouver les moyens les plus efficaces pour réaliser l’objet dont on a l’idée : ce sont les moyens techniques :
un ensemble de règles, de procédés permettant d’élaborer l’objet. La pratique s’apprend (dans le temps) par la maîtrise (différent d’innée). C’est une astreinte à des exercices répétés et qui permettent de progresser (différent d’instinct, de sûreté).
On peut donc distinguer :
Animal > instinct > causalité mécanique > instinct réalisé
Homme > intention > causalité finale > volonté > causalité mécanique > objet
Chez l’homme, l’objet précède la cause, l’action ; chez l’animal, l’objet suit la cause.
1.Première conséquence : l’art consiste à faire, mais exige surtout de bien faire (différent d’instinct).
2.Seconde conséquence : cette manière de faire varie selon les métiers, les individus et les époques : l’art est une marque distinctive se rapportant à son auteur : il exprime son auteur, son école, son époque, etc.
L’artiste a des intentions, sans être capable de se représenter précisément son œuvre avant de la produire. Il découvre son œuvre à mesure qu’il la crée : l’œuvre d’art est imprévisible pour le spectateur et pour l’artiste lui-même. Valéry : plus une œuvre surprend son auteur, plus elle est importante.
Ce n’est plus du domaine de la fabrication, mais de la création : l’œuvre rompt avec ce qui existe antérieurement. Il y a plus dans l’œuvre finie que dans l’œuvre de départ.
Art de l’artiste : création d’une œuvre qu’on ne peut pas expliquer par les seules règles techniques (scolaires), et qui pour cela est absolument surprenante.
Description d'une œuvre d'art
L'œuvre d'art est le résultat d'une activité humaine productrice, d'une création de l'artiste qui n'est jamais une simple reproduction mais représentation dans l'élément de la permanence qui manifeste un point de vue, un style ou une manière: le regard de l'artiste devient l'essentiel: dans l'œuvre d'art le moi de l'artiste se reconnaît comme déployé dans l'extériorité, rendu sensible (lire Hegel, Esthétique PUF p.20). Tout comme les objets techniques.
L'œuvre d'art est une réalité sensible : ce n'est pas une réalité conceptuelle (on ne peut déduire la beauté du concept d'un objet).
La réalité matérielle de l'œuvre d'art (ses propriétés) n'explique pas sa nature artistique qui est une réalité d'une nature différente.
L'œuvre d'art que nous voyons ou entendons nous donne à voir autre chose que ce que nous voyons ou entendons"
"Comment distinguer le vrai du faux ?" dis-tu..
Le "vrai" serait le résultat du traitement automatique, et le "faux" celui de l'artiste...
L'art est précisémment un artifice, un travail d'illusion, une construction comme tu le dis, qui permet à l'homme de donner à partager ce qui n'existe pas à l'état de nature.
Ecrit par : jean Boccacino | 23.02.2008
Je serai brève: il faut faire ce qui t'inspire car la photo-loisir, c'est avant tout se faire plaisir avant de faire plaisir à autrui. Enfin, c'est mon point de vue.Et lorsque mes points de vue rejoignent ceux des autres alors là, quel plaisir de partager et d'échanger nos regards sur tout ce qui nous entoure! A bientôt...
Ecrit par : Monik | 23.02.2008
Instinct, déterminisme, conscience... j'ai l'impression de retourner dans mon cahier de philo, du temps où j'étais jeune. Est-ce vraiment nécessaire de donner une définition philosophique de l'art pour dire s'il faut travailler ou non les photos ? J'en doute un peu mais je suis bien d'accord pour dire que l'oeuvre d'art n'est jamais une simple reproduction, mais une réalité SENSIBLE ou l'EMOTION (chez l'auteur et chez le spectateur) doit primer.
Pour moi, ce n'est pas parce qu'une oeuvre surprend son auteur qu'elle est importante. Surtout pas...
Bon, sur ce, je vais chercher une photo plus "tranquille" pour demain !!!
Ecrit par : olaf | 23.02.2008
Ecrire un commentaire